Ma vie d’alternant n°4 – Pauline

C’est au tour de Pauline ne nous confier son ressenti sur son année d’alternance, dans le service Relation Presse de RTE, une filiale indépendante d’EDF. 

1. Quelles ont été tes démarches pour obtenir cette alternance ?
Tout d’abord, petite présentation de mon alternance : je suis au sein du service presse de RTE (Réseau de Transport d’Électricité), une filiale indépendante d’EDF basée à La Défense. Il s’agit du gestionnaire de réseau de transport d’électricité français, qui a le monopole dans sa mission de service public.
Si on devait schématiser, RTE est comme une autoroute de l’électricité avec ses lignes hautes et très hautes tension, et ERDF représente toutes les sorties de cette autoroute en prenant le relai avec les lignes moyennes et basses tension qui mènent l’électricité jusqu’à chez vous. À ne pas confondre donc !
Pour décrocher cette alternance, j’ai d’abord répondu à une offre en ligne. Après une première sélection sur le CV, j’ai passé un entretien avec mon actuel tuteur, le Directeur relations presse et opinion de l’entreprise. Ensuite, j’ai fait des tests psychologiques et logiques avant de passer un second entretien avec leur cabinet de recrutement, qui a validé ma candidature. Deux semaines plus tard, je commençais mon alternance !

2. Peux-tu nous expliquer en quoi consistent tes missions ?
En tant qu’alternante au service de presse, j’ai différentes missions : répondre aux sollicitations presse régulières, rédiger des argumentaires pour les porte-paroles de l’entreprise lors des interviews, rédiger des communiqués de presse, suivre la création des dossiers de presse par les agences de communication En ce moment par exemple, je rédige un argumentaire sur la crue de Seine centennale qui devrait toucher Paris dans les années à venir. Je recueille l’ensemble des informations nécessaires auprès des différents services, et je mets en forme les informations récoltées pour qu’elles deviennent exploitables par les journalistes. 
Ma seconde mission est de réaliser un benchmark des pratiques des différents gestionnaires de réseau français sur Twitter. RTE a récemment créé des comptes pour ses entités régionales, donc je dois faire des recommandations en termes de méthodologie pour guider les communicants en région sur le réseau social (tweets types en fonction des incidents, iconographies…).

3. Est-ce que l’alternance correspond à tes attentes ? 
Au niveau des missions, on m’avait bien briefé lors de mon entretien sur les tâches que j’aurais à réaliser, donc je n’ai pas eu de surprises à ce niveau-là. Mais je traite des sujets techniques, donc il y a un important travail de vulgarisation que je trouve très intéressant. RTE est avant tout une entreprise d’ingénieurs, qui ne comprennent pas toujours l’intérêt de la communication. En amont, il y a donc un vrai travail de sensibilisation en interne.
Niveau responsabilité, on me confie de plus en plus de projets importants, que je gère de A à Z. Les premières semaines étaient plus délicates, car il a fallu un certain temps d’adaptation pour maîtriser le vocabulaire technique et les problématiques de l’entreprise. Sachant que je m’adresse à des journalistes spécialisés dans l’énergie, je n’ai pas le droit à l’erreur ou à l’approximation.
Au niveau du rythme, c’est parfois difficile de concilier les cours et l’entreprise. Cette année, nous sommes la première année à accéder à l’alternance en SMC, mais on arrive à gérer et c’est très formateur !

4. Qu’est-ce que cette expérience t’a apportée jusqu’ici ? 
Je découvre le fonctionnement d’un service de presse dans une grande entreprise très structurée et hiérarchisée. L’IAE ne propose pas de cours de relations presse approfondie, donc c’est intéressant d’apprendre sur le terrain et d’être en lien avec la multitude d’acteurs qui composent l’entreprise. Les RP font office de lien entre l’interne et l’externe, c’est donc un service charnière garant de l’image de l’entreprise.

5. Qu’envisages-tu l’année prochaine ?
En ce moment, je suis un peu dans une période “question existentielle sur mon avenir”. Je ne m’étais encore jamais vraiment inquiétée du fait que les décisions que je prendrai en octobre, à la fin de mon alternance, seront déterminantes pour mon futur professionnel. Mon objectif est donc de partir à l’étranger (plus précisément à Montréal où j’ai déjà réalisé un semestre d’étude en Master 1) et de ne pas avoir peur de saisir toutes les opportunités qui s’offriront à moi, que ce soit dans le domaine de la communication ou non.

6. As-tu des petites astuces à nous confier pour trouver un stage ou une alternance ?
Le site ProfilCulture est très bien fait et regorge d’offres de stage très intéressantes (essentiellement basées à Paris). Moi, je m’étais abonnée à tous les sites d’offres d’emploi possible et imaginables, et ça a fonctionné. Il ne faut pas non plus hésiter à activer son réseau, et à être mobile ! Vouloir à tout pris chercher un poste dans sa région est un énorme frein… Et tentez l’étranger : au-delà de l’expérience professionnel, c’est une expérience humaine qui vous fera développer des qualités que vous n’auriez acquises nul part ailleurs.

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